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Distilleries de Marie-Galante

 

Marie-Galante « l’île aux cent moulins », fait partie de l’archipel de Guadeloupe; elle se situe à 30 km des côtes de la « Guadeloupe continentale ». Sa superficie de 158 km2 en fait la 4e île des Antilles françaises, juste après la Martinique (1 128 km2), la Basse-Terre (848 km2) et la Grande-Terre (586 km2).

Avant tout agricole, l’île connaît aussi une activité de pêche et s’ouvre petit à petit au tourisme. Marie-Galante est adhérente à la charte Pays qui favorise l’action coordonnée des communes la composant et valorise la production locale. Comme en Guadeloupe et en Martinique, les habitants insulaires sont bilingues créole et français.

Marie Galante comptait en 1946, 30 000 habitants. Fortement marquée par l’exode massif de ses jeunes vers la Guadeloupe et l’Hexagone, l’île ne comptait plus en 2006 que 12 009 habitants . Cette chute de la population est liée à la lente agonie de l’économie sucrière pendant cette période.

L’économie coloniale développa sur l’île les cultures du tabac, de l’indigo, du café et du coton. Mais dès le XVIIe siècle, les planteurs ont fait de la canne à sucre une très importante source de revenus. Elle se maintint aux XIXe siècle et XXe siècle, s’adaptant à l’abolition de l’esclavage et à la grande crise sucrière.

De cette culture de la canne, Marie-Galante a hérité un surnom : l’île aux cent moulins. On dénombrait en 1818 un peu plus d’une centaine de moulins, qui permettaient de broyer la canne. Le jus qui en était tiré était transformé en sucre ou en rhum. Les moulins étaient originellement actionnés par des bœufs, puis des moulins à vent apparurent à partir de 1780, à leur tour concurrencés par des moulins à vapeur à partir de 1883.

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Les distilleries

En ce début de XXIe siècle, une sucrerie (usine de Grande Anse) et trois distilleries (Bellevue, Bielle, Poisson) subsistent à Marie-Galante. Le rhum blanc agricole qui y est produit fait l’objet d’une appellation d’origine. Il est classé AOC (59°). La production sucrière biologique pourrait aussi être un nouvel axe de développement, mais le contexte actuel d’arrêt des subventions européennes rend incertain l’avenir agricole et donc économique de Marie-Galante et de ses habitants.

Carte

Voici la carte de Marie-Galante avec les emplacements (plus ou moins exacts) des distilleries.


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Sites internet

Certains textes ston tirés de la page consacrée à Marie Galante sur Wikipedia
 
 
 
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Le père Jean-Baptiste Labat

Gravure du Père Jean-Baptiste Labat

Gravure du Père Jean-Baptiste Labat

Jean-Baptiste Labat appelé plus communément Père Labat était un missionnaire dominicain, botaniste, explorateur, ethnographe, militaire, propriétaire terrien, ingénieur et écrivain.

Dans les années 1690, il aurait créé une eau de vie pour soigner une fièvre qui sévissait dans la région à cette époque. Après quelques évolutions cette eau de vie serait devenue le Rhum que nous connaissons aujourd’hui.

Le Père Labat serait donc en quelques sortes l’inventeur du rhum.

Sur l’île de Marie-Galante une distillerie artisanale produit un Rhum qui porte son nom.

Pour la petite histoire en créole martiniquais le terme « pèrlaba » qualifie un esprit malin.

Vous retrouverez sa biographie complète sur Wikipédia