Originaire d’Asie, la canne à sucre a été répandue par les Arabes au VIIIe siècle et introduite aux Amériques par les espagnols en 1493 lors du second voyage de Christophe Colomb, à l’occasion de la première installation européenne en Amérique sur l’île d’Hispaniola. En France, l’« invention » du processus de distillation de la canne et par là même du rhum, est prêtée au père Labat, un missionnaire dominicain français aux Antilles pour créer un remède aux fièvres.

Pourtant, la première mention écrite de l’existence du rhum date d’avant l’arrivée de Labat aux Amériques et provient de l’île anglophone de la Barbade en 1688. Mais il semblerait que des « rhumeries » (lieu de fabrication du rhum) aient existé sur cette île depuis 1627. Ainsi, le mot rhum serait une abréviation du mot anglais rumbullion qui signifie « grand tumulte ». Selon une autre explication suggérée, le mot « rum » tirerait simplement son origine de la terminaison du mot latin saccharum (sucre). Les mots taffia ou kill-devil étaient aussi utilisés.

Ses prétendues vertus médicinales en firent un composant obligatoire des rations à bord des navires de l’époque. Il fut donc d’abord réservé aux Noirs, aux boucaniers et autres écumeurs des mers du Nouveau Monde, le rhum a aussi été utilisé sur les côtes d’Afrique comme monnaie d’échange dans la traite des esclaves. À la fin du XVIIe siècle, les Français utilisent le mot « rhum » pour désigner l’alcool de canne. En tant que boisson, il ne se répand en Europe et en Amérique du Nord qu’au cours du XVIIIe siècle.

Le « grog » (rhum allongé d’eau) fut inventé en 1731 afin de diminuer les problèmes liés à l’alcool à bord de ces mêmes navires.

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